Garder sa santé mentale intacte quand on est entrepreneur en 2020

J’ai ouvert mon studio de yoga en 2019, aujourd’hui comme beaucoup d’entrepreneurs, mon local est fermé, j’ai passé mes cours en ligne et je perds de l’argent chaque mois de fermeture.
On s’en remet comment de tout ça ? Il faut trouver des astuces.

Au premier confinement je me revois assise sur mon canapé en pleurs, ayant perdu ma caution et mes économies à me demander : je fais quoi maintenant ? Au deuxième confinement il a fallu trouver quelque chose pour que le mental reste dans une dynamique positive !
Qui voudrait voir en vidéo une prof de yoga déprimée ? Personne… Donc garde la pêche Kristell !
Voilà ce que j’ai mis en place pour ne pas sombrer dans les abysses de la déprime :

❖ Je ne regarde pas la comptabilité
Se rendre compte qu’il y a plus d’argent qui sort que ce qui rentre, c’est déprimant. Au premier confinement j’étais obsédée par la compta et ça me foutait en l’air. A ce deuxième confinement, je ne la regarde plus. C’est une forme de déni totalement assumé et nécessaire pour ma santé mentale.

❖ Je me créais des « me time »
J’ai des moments où je ne suis pas dispo. Même si ma mère m’appelle pour prendre des nouvelles, même si une copine m’envoie un article sur le fond de solidarité, même si le téléphone de l’entreprise sonne. C’est mon moment, me parlez pas, je deviens asociale dans ma grotte devant Mamma mia à chanter du ABBA et à manger des gâteaux au sesame. Merci au revoir.

❖ J’en profite pour faire de nouvelles choses
Avant d’apprendre le confinement j’ai commencé 2 formations en ligne, l’une sur la respiration et l’autre sur l’astrologie. Rester dans l’apprentissage m’anime. Je suis prof mais je me sens autant élève que mes élèves. Et me laisser guider à travers des formations et faire des « Wouah » quand j’apprends que ma maison V est en gémeaux, bah j’adore ! Je pense que c’est le bon moment d’apprendre quelque chose de nouveau ou de se lancer dans quelque chose qu’on a tendance à repousser.

❖ Je garde un emploi du temps
C’est dans ces moments là qu’il est important de garder un semblant de routine. Je continue de remplir mon emploi du temps entre mes cours, mes rendez-vous visio avec des collègues, mes formations, les sorties dans les 1km (bientôt 20km, champagne !), même la sortie pour aller jeter les bocaux en verre devient un évènement. La vie est une fête, même en confinement.

❖ Je me connecte à la nature
Souvenez-vous, au premier confinement, il n’était même pas possible d’aller prendre l’air à moins d’avoir kidnappé un enfant ou de forcer Rufus, le chien du voisin, à faire 40 fois le tour du pâté de maisons. Il est maintenant possible de trottiner sans chien et sans enfant en respectant un périmètre. Comme j’habite à côté de la mer, je vais y faire un tour pour écouter le son des vagues. La nature, ça protège et ça ressource. Un petit coin de nature près de chez vous ? Profitez-en !

❖ Je m’engouffre dans ce qui me fait du bien
La méditation, la peinture, le yoga, la musique. Le yoga est venu me chercher quand j’en avais le plus besoin dans ma vie. La peinture c’est un peu l’héritage de ma grand mère, la musique j’en fais depuis que j’ai 6 ans. Ce sont toutes ces choses qui m’accompagnent quand c’est nécessaire. Ça me recentre. Et on en a tous besoin. Donc trouvez un truc qui vous apaise et n’hésitez pas à en abuser.

❖ J’échange avec mes collègues de travail
Savoir qu’on n’est pas tout seul, ça ne résout pas les problèmes mais ça rassure un peu. Il ne faut pas avoir honte de dire à ses collègues que c’est difficile, de s’échanger des astuces, de se confier ou juste de passer un bon moment en visio ou au téléphone pour échanger. On est tous dans le même bateau, l’épave de la galère, et c’est bien plus facile de ramer ensemble.

❖ Je pose des limites
On me demande tout le temps comment je vais, comment je m’en sors, ce que je compte faire, etc. Honnêtement des fois j’ai envie de me plaindre alors je fais ma Cosette à celui qui veut bien m’entendre pleurnicher. Et des fois j’ai juste envie de parler de tout sauf de ça alors je le dis honnêtement « c’est gentil de te soucier de moi mais je n’ai pas envie de parler de ça maintenant ».

❖ Je prends un jour après l’autre
Des fois je pense à « l’après », aux conditions de réouverture, à l’éventualité de perdre mon studio, et ça me créait des angoisses. Je me rappelle que la vie, c’est maintenant. Qu’est-ce que je peux faire dès maintenant pour sauver les meubles et pour aller du mieux que je peux ? C’est ça la priorité.

❖ Je fais de mon mieux
À la fin de la journée c’est sûrement ce qu’on fait tous. Quand on me demande comment je fais, je réponds simplement que je fais de mon mieux. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire. Il faut juste prendre une journée après l’autre.

On nous parle beaucoup de protéger les autres et des gestes barrières mais on ne nous parle jamais de comment se protéger soi face à une telle situation. A chaque annonce de confinement, des entrepreneurs se suicident, des salariés perdent leur travail, des étudiants se retrouvent enfermés dans leur 9m2, d’autres tombent physiquement malades car les nerfs lâchent. Prenez soin de votre santé mentale. Trouvez ce qui vous permet d’aller bien.

Tu es entrepreneur et tu as besoin d’un soutien psychologique ?
Le gouvernement a mis en place un numéro d’urgence : 0 805 65 505 0. Disponible tous les jours de 8h à 20h (donc déprime pas la nuit ok ?)
Sinon, tu peux aussi appeler un collègue de travail pour en parler. Tu n’es pas seul(e).

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